Derniers jours à Rennes… Capturer les endroits, pour ne pas les oublier. Vite, vite…Photographier pêle-mêle, figer, pour ne pas y réfléchir… Car au fond, je la connais cette ville? Chaque lieu = (au moins) un souvenir. J’y ai vécu 7 ans. Alors pourquoi ne pas avoir sorti ma caméra plus tôt? Pourquoi aujourd’hui? Pourquoi cette frénésie? Certes, il fait particulièrement beau dehors, en cette fin d’avril. Mais je ne prend même pas le temps de profiter. Les lumières, les ombres, je ne les vois pas. Il y a urgence, car tout semble m’échapper. Comme s’il fallait anticiper le moment où j’allais devoir me souvenir. Oui, un jour je serais nostalgique de cette ville, que je n’ai ni vraiment détestée, ni vraiment aimée.
7 ans d’une vie, ça compte. et nous y sommes, enfin. La Fin.